Le Jardin de Marrès by Victor Snell

(6 User reviews)   7356
By Ava Marino Posted on Dec 26, 2025
In Category - Old Maps
Snell, Victor, 1874-1931 Snell, Victor, 1874-1931
French
Okay, picture this: a forgotten, walled garden in the French countryside, locked for 40 years. A young, broke botanist inherits it, thinking it's his ticket out of debt. But the key comes with a warning from the old lawyer: 'Some things are better left to sleep.' Inside, the plants are impossibly lush, strangely beautiful... and they seem to be watching him. Victor Snell's 'Le Jardin de Marrès' isn't your typical ghost story. The hauntings here are green and growing, and the real mystery isn't what happened in the garden, but what the garden itself is planning. It's a slow, creeping, and utterly unique kind of dread that gets under your skin. If you like quiet horror where the setting is the monster, you need to read this.
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cure-dents de Napoléon et sur le Beauharnais, frère de Joséphine. Après avoir reçu mes six sous, le conducteur avait passé au voyageur qui était assis en face de moi, mais un peu sur la droite. Puis, s'adressant au voisin de celui-ci, il avait demandé: --Jusqu'où, monsieur? Alors une voix un peu lasse, mais énergique, répondit: --Jusqu'au bout. Il y avait dans ces simples mots tant de volonté concentrée, et l'accent dont ils étaient marqués était tel que, par un phénomène singulier, ils me parurent avoir une importance formidable, gigantesque, et sous laquelle je me sentis écrasée. A ce «jusqu'au bout», simple réponse à une simple question, les railleurs feindront de s'étonner que quelqu'un n'ait pas répliqué par un «Déjà?» anticipé autant qu'irrévérencieux, et les sceptiques affirmeront qu'il serait bien miraculeux que la prescience me fût venue à cet instant des événements ultérieurs dans lesquels ces mêmes mots devaient revêtir un sens supérieur. Je dédaignerai les railleurs, et je dirai aux sceptiques que je n'eus pas à ce moment l'idée, moi petite, que nous pouvions être à quelques jours de la Grande Secousse. J'avoue au contraire que mes pensées étaient bien loin de la guerre. Mais cette concession faite, ou plutôt cet hommage rendu à la vérité, je n'en maintiens que plus énergiquement mon affirmation: ces mots tout simples m'emplirent d'un trouble inexprimable, d'une émotion confuse, comparable à celle que j'éprouvais à Aigues-Mortes lorsque Maurice me disait: «J'ai soif» ou: «Nous aurons de l'orage.» Ce fut toujours, en effet, une caractéristique des paroles de mon ami d'avoir, outre leur signification immédiate, un sens profond qui subsiste alors qu'elles-mêmes ont passé avec la circonstance qui les a fait naître. Chose étrange, je n'avais pas reconnu la voix de Maurice! Mais sa parole me l'avait fait deviner. Je levai les yeux et je l'aperçus de profil. A-t-on déjà remarqué que les hommes peuvent être divisés en deux catégories: ceux qu'il faut voir de face, c'est-à-dire ceux dont la physionomie n'a sa signification complète que lorsqu'elle est considérée dans son plein, et ceux dont tout le caractère réside dans le profil? Marrès est de ceux-ci. Je voyais donc le profil de Marrès se détacher en bistre sur le fond clair de la vitre qui l'encadrait exactement. Il me parut très peu changé, et à son avantage. Encore une fois, ma pensée était fort loin de la guerre, mais je fis malgré moi cette réflexion: Comme il serait bien en sergent de chasseurs!... Je revenais, on s'en souvient, de Saint-Mandé-Vincennes et j'avais rencontré là-bas quelques sous-officiers dont la vue m'avait laissée rêveuse. Avant même que la réflexion eût ratifié mon geste spontané, je m'élançai à côté de lui sur la banquette. Il eut une exclamation de bonne surprise et me tendit joyeusement ses deux mains: --Ma vieille amie... Puis aussitôt, songeant que ce mot de vieille amie pouvait légitimement m'offenser (dame!), avec sa délicatesse toute féminine, il ajouta: --Vous n'avez pas changé. --Bon! m'écriai-je, je faisais la même réflexion à votre sujet. Je vis qu'il était fort content de mon affirmation. D'un geste rapide il assura son col, tâta sa cravate et rectifia son gilet. Et soudain une brève et involontaire évocation me ramena à plus de quinze ans en arrière, dans le cher jardin d'Aigues-Mortes où, la main dans la main, nous suivions le caprice odorant des chemins... Je me ressouvins de ces minutes exquises où les fleurs qu'il jetait dans mon esprit étaient plus belles et plus parfumées que celles dont je dépouillais le parterre pour lui en faire hommage. Certes, je n'ignore pas que dans le livre qui m'est consacré, il m'a...

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Victor Snell's 1923 novel is a quiet, unsettling gem that deserves to be pulled from the shadows. It feels both of its time and eerily timeless.

The Story

Étienne, a struggling academic, unexpectedly inherits Le Jardin de Marrès from a distant, reclusive uncle. The estate is bankrupt, save for this one sealed garden, which his uncle's will strictly forbade anyone from entering. Desperate for funds, Étienne ignores the warnings and the strange reluctance of the local villagers. What he finds inside is a botanical wonderland that defies reason—flowers of colors that don't exist, fruits that smell like memory, and a pervasive, intelligent silence. As he spends his days cataloging the impossible flora, the garden doesn't just grow around him; it begins to grow on him, influencing his dreams and his very sense of self. The central question shifts from 'What is this place?' to a much more personal and frightening 'What does it want with me?'

Why You Should Read It

Snell's genius is in the atmosphere. He builds a sense of wrongness not with jump scares, but with exquisite, almost loving descriptions of unnatural beauty. The garden is a character, and its patient, vegetative menace is far scarier than any ghost. Étienne's slow transformation isn't marked by dramatic events, but by small, chilling realizations—like when he notices he's lost the desire to leave. It's a book about obsession and the seductive, dangerous pull of giving yourself over to something completely.

Final Verdict

Perfect for readers who loved the creeping dread of Shirley Jackson or the ecological unease of Jeff VanderMeer's Annihilation. It's a slow burn, so it won't suit those seeking fast-paced action. But if you enjoy stories where the setting is alive, malevolent, and breathtakingly described, where horror blooms slowly from the soil up, then Le Jardin de Marrès is a forgotten masterpiece waiting to be rediscovered. Keep the lights on, and maybe don't read it in your own garden.



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Jessica Taylor
3 weeks ago

A must-have for anyone studying this subject.

5
5 out of 5 (6 User reviews )

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