La petite mademoiselle by comte de Robert Montesquiou-Fézensac

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By Ava Marino Posted on Dec 26, 2025
In Category - Geographic History
Montesquiou-Fézensac, Robert, comte de, 1855-1921 Montesquiou-Fézensac, Robert, comte de, 1855-1921
French
Okay, I need to tell you about this strange, beautiful little book I just finished. 'La Petite Mademoiselle' is less a novel and more of a fever dream from the 1890s. It follows a young girl, Mademoiselle, who is essentially raised as an ornamental object in a world of extreme wealth and artifice. The central mystery isn't about a crime, but about a person: can a soul survive when it's treated as just another exquisite piece in a collector's cabinet? It's weird, decadent, and completely hypnotic. If you ever wondered what it would be like to live inside a gilded cage, this is your unsettling answer.
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—On a conservé l’orthographie de l’original, incluant ses variantes. —La table des matières a été rajoutée dans ce livre électronique. —Les lettres écrites au-dessus ont étées representées ainsi: a^b et a^{bc}. LA PETITE MADEMOISELLE ROBERT DE MONTESQUIOU [Illustration] LES PURGATOIRES [Illustration] LA PETITE MADEMOISELLE [Illustration] PARIS ALBIN MICHEL, ÉDITEUR 22, RUE HUYGHENS, 22 Tous droits de traduction et de reproduction réservés. _A_ _l’Auteur des «Affranchis»,_ _ABEL HERMANT_ _J’offre cette Histoire d’une Esclave._ ROBERT DE MONTESQUIOU. LA PETITE MADEMOISELLE Ce qui suit, toutes proportions gardées, à moi modeste, «fut longtemps ma _Quiquengrogne_»[1]. C’est la première réalisation d’art que j’aie essayée et, je l’avoue, sans la réussir. Mais de bonne heure, j’en avais parlé, entre autres, à Coppée, à Goncourt, à Judith Gautier, qui s’en amusaient; et hier encore, celle-ci me questionnait rétrospectivement sur mon modèle baroque. Ne serait-ce pas une si précieuse sollicitude qui m’a incité à m’y reprendre et à mettre sur pied, de quelques coups d’ébauchoir moins inexpérimentés, la folle statuette? Une telle attention ne méritait pas moins. J’ai donc fait poser à nouveau Celle que Madame d’Aulnoy aurait sans doute rangée parmi ses «pagodes» et qu’elle eût qualifiée de «bamboche n’ayant pas plus d’une coudée de haut». Divertira-t-elle, avec son comique macabre, falot, volontairement démantibulé, caricatural et capricant? Apitoiera-t-elle, avec ses misères sans grandeur, ceux que ne ralliera pas au parti de ses tortionnaires le détachant déclic de ses frasques? A ceux qui daigneraient consacrer une heure aux péripéties boîteuses et heurtées de ce petit livre, longuement ruminé, vite accompli, je demande surtout de ne pas oublier qu’il s’agit d’une _monographie_. C’est l’excuse du retour incessant des mêmes personnages, pareils aux éléments de ce vieux joujou, fait de pantins en bois découpé et armés de maillets, dont la manœuvre indéfiniment renouvelée, mais toujours primitive, se bornait, pour eux, à reparaître sans fin et à se taper réciproquement sur la tête. Puisse l’œuvrette bouffonne et légèrement pathétique dont j’avais trop tôt abordé le plan qui me fascinait, sembler à certains que je connais bien, et dont l’assentiment m’est cher, mériter, pour l’épigraphe impressionnante que j’avais dès lors rêvé d’y inscrire, cette phrase de la PEAU DE CHAGRIN: _Quinteuses Demoiselles de Compagnie, composez-vous de gais visages, endurez les vapeurs de votre prétendue bienfaitrice, portez ses chiens, rivale de ses griffons anglais, amusez-la, devinez-la, puis_... TAISEZ-VOUS! N’est-ce pas une forme humaine et sociale de la peau de chagrin (forme quelquefois entrevue, sans doute moins hyperboliquement, par plusieurs d’entre nous) que cette peau de la plaisante et infortunée Miss Winterbottom? LA PETITE MADEMOISELLE I L’action a lieu au Vert-Marais, en Touraine, dans le voisinage d’Yzeures. La scène se passe en un salon de campagne, tendu de perse à bouquets. C’est la fin de l’été et des vacances. Huit heures du soir, qui viennent de sonner, marquent le moment où l’on sort de table, dans ce château, pour permettre aux enfants de jouer à l’un de leurs jeux favoris, avant le coucher, marqué pour neuf heures. Ces enfants, ce sont deux fillettes, Berthe et Noémi, neuf et dix ans. De ces jeux, le plus fréquent est le _Mistigris_, qui se joue, après le dessert, dans la salle à manger, sur la table recouverte d’un plaid, et auquel participent quelques serviteurs préférés. Vient ensuite le _Corbillon_, bien connu. Il y a aussi «_Le petit chien de Monsieur le Curé n’aime pas les O, que lui donnez-vous?_»--On doit répondre par un mot où ne se rencontre pas cette voyelle. Encore «_J’aime mon ami par A, parce qu’il est aimable; j’aime mon ami par B, parce qu’il est bon..._» Ainsi de suite, jusqu’au bout de l’alphabet....

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I stumbled upon 'La Petite Mademoiselle' while digging for obscure French literature, and it's one of the most peculiar reading experiences I've had this year. Written by the infamous Count Robert de Montesquiou—the real-life dandy who inspired Proust's Baron de Charlus—it reads like a secret diary from the heart of Parisian decadence.

The Story

The plot is simple on the surface. A very wealthy, aesthetic man adopts a young girl, the 'Little Mademoiselle' of the title. But he doesn't raise her to be a daughter. He cultivates her as a living work of art. She's dressed in lavish costumes, taught to recite poetry, and displayed in his luxurious home. The story watches her grow up in this bubble, where every feeling and gesture is filtered through the lens of beauty and performance. The tension comes from watching a real human being try to breathe inside a perfectly crafted, but utterly false, world.

Why You Should Read It

This book is a fascinating, and sometimes uncomfortable, character study. It's not really about what happens next in an action sense. It's about the quiet tragedy of being loved for your surface, not your self. Montesquiou writes with incredible precision about fabrics, colors, and atmospheres, making the opulent setting feel tangible. You get the sense he's both critiquing this world and being seduced by it, which makes for a compelling read.

Final Verdict

This is a niche book, but a rewarding one. It's perfect for readers who love historical character studies, fans of 'The Picture of Dorian Gray', or anyone interested in the quirky, over-the-top world of 19th-century French aesthetes. Don't go in expecting a fast-paced plot. Go in ready to observe a beautifully sad experiment in human decoration. It's short, intense, and sticks with you.



📚 Legacy Content

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